Santé de la femme : le kyste de l’ovaire, du diagnostic au traitement

  1. Les kystes ovariens
  2. Comment diagnostiquer les kystes ovariens ?
  3. L’examen clinique
  4. Les examens complémentaires
  5. Les traitements possibles des kystes ovariens
  6. La contraception normodosée
  7. La ponction écoguidée
  8. L’abstention thérapeutique

Un diagnostic efficace des kystes de l'ovaire peut se faire grâce à un simple toucher vaginal effectué par un gynécologue au cours d'un examen clinique. En général, il est accompagné de quelques examens complémentaires. Le traitement dépendra entièrement de la nature du kyste. Celui-ci peut, en effet, être fonctionnel ou organique. Le kyste fonctionnel atteint en général les femmes en âge de procréer, tandis que le kyste organique apparaît généralement après la ménopause.

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Les kystes ovariens

Les kystes ovariens se traduisent par des petites poches de plus de 30 mm remplies de liquide et de cellules plus ou moins homogènes, qui apparaissent sur un ou deux ovaires. Les kystes ovariens se divisent en deux grandes catégories, à savoir les kystes fonctionnels (de 3 à 5 cm de diamètre) dont l’apparition est liée à un fonctionnement normal des ovaires, et les kystes organiques qui peuvent être de nature bénigne ou maligne. Seuls des examens poussés peuvent permettre de déterminer avec assurance la nature d’un kyste ovarien. Évidemment, le traitement adéquat dépendra aussi de la nature du kyste.

Comment diagnostiquer les kystes ovariens ?

Les kystes de l’ovaire sont souvent découverts de manière fortuite lors d’une consultation gynécologique ou lors d’une échographie pelvienne.

L’examen clinique

Le toucher vaginal permet de détecter une masse pelvienne latéro-utérine simple, plus ou moins volumineuse, et de forme arrondie. En général, le toucher vaginal est accompagné d’un questionnaire qui permet de détailler la symptomatologie d’un éventuel kyste. Les questions touchent notamment sur la présence de saignements entre les règles, de rapports sexuels douloureux, de règles douloureuses et abondantes, ou encore d’un dérèglement des cycles menstruels.

Les examens complémentaires

L’écographie pelvienne avec Doppler recherche la présence d’un épanchement liquidien intra-abdominal. C’est l’examen de référence qui permet de confirmer la présence d’un kyste. Cette échographie permettra entre autres de déterminer certaines caractéristiques du kyste comme :

  • la taille et le volume
  • la position
  • le contenu (hypoéchogène, anéchogène ou hyperéchogène)
  • l’aspect et l’épaisseur des parois
  • le caractère hétérogène ou homogène
  • le nombre de cloisons, s’ils sont multiloculaires ou uniloculaires.

D’après ces caractéristiques, la présence d’un kyste sera confirmé ou non.

A part l’écographie des ovaires, on peut aussi procéder à l’IRM pelvienne ou Imagerie par résonance magnétique qui oriente le diagnostic vers une présence éventuelle d’un kyste organique, dont la taille dépasse les 7 cm de diamètre, un kyste dermoïde ou une endométriose pelvienne. L’IRM permet aussi d’explorer les ganglions, les organes voisins et le péritoine. Enfin, il y a la radiographie de l’abdomen qui se fait sans préparation et qui permet de trouver des calcifications pelviennes en cas de kyste dermoïde de l’ovaire.

Les traitements possibles des kystes ovariens

Les traitements des kystes de l’ovaire varient en fonction de la nature du kyste. S’il n’y a pas de complications, on préconise souvent l’abstention thérapeutique pour le traitement d’un kyste fonctionnel, et une intervention chirurgicale dans le cas d’un kyste organique.

La contraception normodosée

Ce traitement oestro-progestatif permet de bloquer l’ovulation et d’éviter la grossesse, grâce à la prescription d’une pilule contraceptive, en attendant que le kyste fonctionnel régresse.

La ponction écoguidée

Lorsque les kystes augmentent de volume, ils entraînent l’apparition de douleurs plus ou moins intenses. Dans ce cas, il peut y avoir un risque de torsion du kyste. On procède alors à une mise au repos des ovaires ou ponction écoguidée, qui nécessite un suivi minutieux par un gynécologue. Elle se fait sous anesthésie locale. L’examen cytologique du liquide aspiré, permettra de déterminer la couleur et l’aspect du kyste, mais aussi de doser les marqueurs intra kystiques, notamment l’œstradiol et le CA 125. Cette méthode est contre-indiquée dans le cas d’une suspicion de kystes mucineux, borderlines, dermoïdes et organiques malins.

L’abstention thérapeutique

Elle est souvent envisagée dans deux cas bien précis. Ainsi, aucun traitement n’est envisagé devant la suspicion d’un kyste organique bénin dont la taille est inférieure à 5 cm de diamètre. Il peut s’agir d’un kyste à parois fines, uniloculaire, anéchogène, avec des marqueurs tumoraux négatifs et sans végétations intra-kystiques. Il en est de même devant la suspicion d’un kyste fonctionnel, sous réserve d’une vérification de la disparition du kyste après 3 mois.

L’intervention chirurgicale

Un traitement chirurgical est envisagé en cas de complication telle qu’une hémorragie interne, ou une torsion d’un kyste organique bénin ou un kyste fonctionnel de plus de 3 mois. Le médecin a le choix entre diverses méthodes dont la cœlioscopie. Autrement, l’exérèse du kyste se pratique sous anesthésie générale. Elle consiste à faire de petites incisions dans l’abdomen où l’on introduit généralement une caméra ainsi que des instruments de chirurgie. Durant l’opération, les deux ovaires sont systématiquement examinés. Si la présence d’une tumeur maligne est confirmée, on procède à l’ablation de l’utérus et des deux ovaires.



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Commentaires des visiteurs

11 mai 2011 23:38, par José Jenny

Peur-on tomber enceinte normalement quand on a des kystes ovariens ?


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