Alimenter un compte épargne salariale par versements
Pour alimenter un compte épargne salariale, il est possible d’opter soit pour un versement de l’intéressement soit pour un versement volontaire du salarié. Par ailleurs, le salarié peut choisir ces deux options en même temps.
Le versement de la prime d’intéressement
Formule facultative dans les entreprises, la prime d’intéressement est essentiellement utilisée pour motiver les salariés. L’obtention de cette prime est soumise à des conditions telles que l’atteinte d’un chiffre d’affaires ou la réalisation d’un certain montant de bénéfice. L’épargne salariale peut être alimentée par la prime d’intéressement lorsque le salarié choisit cette option. Le principal avantage obtenu, en alimentant le compte épargne salariale par la prime, est l’exonération des cotisations fiscales. De ce fait, le montant de la prime versé dans le compte épargne n’est plus imposable.
Le versement volontaire du salarié
Option la plus utilisée pour alimenter un compte épargne salariale, le versement volontaire du salarié adopte le système d’une épargne classique. De ce fait, les sommes versés ont déjà supporté l’impôt sur le revenu. Une capitalisation des versements pendant au moins une durée quinquennale donne droit à une exonération fiscale. Le versement volontaire est adapté à différentes catégories de salariés. Cette option permet aux travailleurs de constituer une épargne selon leurs possibilités. Par ailleurs, les procédures pour faire des versements volontaires sont simples.
D’autres modes d’alimentation d’un compte épargne salariale
La participation aux bénéfices ainsi que la privatisation et l’actionnariat salarié sont des moyens usuels pour alimenter un compte épargne salariale. Les salariés peuvent choisir entre ces alternatives ou les appliquer simultanément.
La participation aux bénéfices
La participation aux bénéfices est également un moyen pour alimenter un compte épargne salarial. Cette option a pour principe de redistribuer aux salariés, selon une formule préétablie par la loi, une partie du bénéfice réalisé par l’entreprise. Appelée « réserve spéciale de participation », cette somme calculée fait l’objet d’un accord entre les salariés et l’entreprise. De plus, les salariés peuvent aussi être représentés par des délégués syndicaux ou par un comité d’entreprise. Les clauses de l’accord concernent principalement la répartition des bénéfices entre les salariés. Selon cet accord, cette répartition peut être uniforme ou proportionnelle au salaire ou encore à l’assiduité des travailleurs. D’après la législation, les sommes placées sont disponibles seulement à la cinquième année, sauf dans des cas particuliers.
La privatisation et l’actionnariat salarié
Lors d’une privatisation totale ou partielle, la loi stipule qu’une partie des titres à privatiser soient prioritairement réservés aux travailleurs. Les anciens travailleurs de l’entreprise ont également le droit d’investir dans l’achat des titres. En devenant propriétaires des actions, les salariés peuvent alimenter leur compte épargne salariale avec le montant de celles-ci. Cependant, l’actionnaire doit s’acquitter de la totalité du coût des actions.

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