Grèves à gogo : Sarko pris dans l'étau !
La liste des grèves s'allonge chaque jour : cheminots, étudiants, fonctionnaires, débitants de tabac, café et boites de nuit, opéra, journaux, magistrats... La France attend que Sarko sorte le pays de l'ornière de "la rupture".
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Publié le 20 novembre 2007

Sarko nous l'avait promis pendant sa campagne électorale : pour avancer il faut tout changer ! La politique de rupture a séduit sur le coup, mais 6 mois plus tard, la rupture ne fait plus recette. Du moins, c'est ce qui semble bien se profiler dans les cortèges et les piquets de grève à répétition à la SNCF, la RATP, les universités, les tribunaux... la liste est longue ! Le contrat de confiance que les français ont signé avec le candidat Sarkozy serait-il rompu ? L'avenir le dira, mais du moins ce qui est sûr c'est que le climat social français fait dans le chaos ces derniers jours. Un chaos dans la rue face à un grand silence du côté de l'Elysée. Un silence d'autant plus pesant que Sarko nous avait habitué jusqu'à maintenant à la surmédiatisation ! Sarko par ci, Sarko par là, depuis son élection, le Président bat la campagne. Mais aujourd'hui, alors que tout se bouscule et que rien ne va plus chez les fonctionnaires, les cheminots, les étudiants, les magistrats, les ouvriers du livre... silence radio ! Le buldozzer attend sagement dans son palais présidentiel que la pagaille se tasse. Il envoie ses ministres en première ligne avec plus ou moins de bonheur, selon les cas.
Changement de registre
Si jusqu'à maintenant le discours "corpo" des cheminots arqueboutés sur leurs régimes spéciaux ne faisait par recette dans le grand public, les revendications des fonctionnaires plus pragmatiques sur la défense du service public parait quelque part "plus légitime". Qui ne souhaite pas plus d'enseignants pour bien éduquer les enfants ? Qui souhaite que son bureau de poste ferme au nom de la logique de la rentabilité ? Chez les magistrats aussi, les slogans en faveur de la grève sont plus audibles. Quand on voit l'engorgement des tribunaux aujourd'hui, impossible de ne pas faire corps avec les magistrats ! Même chose chez les étudiants, les urgentistes... La rupture attise la fronde. La pagaille organisée rend le citoyen moins compréhensif. Le ras le bol de l'usager des transports fait l'unanimité. Bref, tout va mal et la logique du "ça passe ou ça casse" pourrait bien pencher du côté de la vraie rupture entre des Français et le gouvernement.
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