Grèves : Sarkozy sort de son silence
Après 7 jours de grèves dures, Nicolas Sarkozy est enfin sorti de son mutisme hier soir devant l'Association des maires de France. En condensé, le Président est resté sur ses positions : "On ne cèdera pas et on ne reculera pas".
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Publié le 21 novembre 2007

Après 7 jours de grèves intenses allant crescendo hier avec les défilés dans la fonction publique, le discours de Nicolas Sarkozy était grandement attendu. Devant l'association des Maires de France, le Président s'est montré inflexible : "On ne cèdera pas et on ne reculera pas" a-t-il lâché d'entrée de jeu. "La France a besoin de réformes pour relever les défis que le monde lui impose" a répété Nicolas Sarkozy. "La réforme des régimes spéciaux de retraites, ce n'est pas une attaque contre les cheminots, les employés de la RATP, les électriciens ou les gaziers." Et le président d'insister : "c'est une question d'équité dans la répartition de l'effort face à l'évolution de la démographie, à la vie qui se prolonge, au nombre des retraités qui augmente par rapport au nombre des actifs". Ce discours qu'il a tenu depuis l'époque de sa campagne électorale n'a pas surpris d'autant que les Français sont globalement d'accord avec ce point de vue ! La rebellion dans les transports est en effet largement impopulaire chez les Français qui considèrent les régimes spéciaux de retraite des cheminots et autres conducteurs de métro comme des privilèges passés de mode.
La négociation plutôt que la confrontation
"Désormais, l'esprit de négociation doit l'emporter sur l'esprit de confrontation" a ajouté Nicolas Sarkozy. "c'est sur ce terrain que chacun doit désormais s'efforcer de faire valoir son point de vue. Ceux qui veulent travailler et qui sont de loin les plus nombreux doivent pouvoir le faire librement. Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à une majorité, ni dans les services publics, ni dans les universités". En direction plus spécifiquement des fonctionnaires dont le mouvement d'hier était largement soutenu par la population, le président a annoncé en guise d'apaisement qu'il prendrait «dans quelques jours d'autres inititatives pour répondre à l'angoissante question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi.»
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