Journée nationale contre l'herpès : s'informer pour mieux agir !
Pour la 7ème année consécutive, aujourd'hui, mercredi 21 novembre c'est la Journée Nationale contre l’Herpès (JNH). Une maladie dont le nom dit forcément quelque chose à tout le monde mais qui sur le fond reste assez méconnue. Cette année, les organisateurs focalisent l'information en direction du grand public sur l'herpès du visage, une maladie sans grande gravité mais toutefois génante et handicapante socialement.
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Publié le 21 novembre 2007

L’herpès est une maladie infectieuse due à un virus : le virus HSV-1 est responsable de l’herpès du visage sous ses différentes localisations. On estime que 7 millions de personnes sont atteintes d’herpès du visage en France. Le nombre de personnes séroprévalentes, c'est-à-dire porteuses du virus est très important puisqu’il est de l’ordre de 70 à 80 % de la population générale adulte. Ceci explique que beaucoup de personnes sont porteuses du virus sans manifester aucun signe clinique.
Il existe un autre virus de l’herpès, le virus HSV-2, plus généralement localisé au niveau génital.
L’herpès est une maladie très contagieuse qui se transmet très facilement par contact entre 2 personnes, comme un simple baiser ou des rapports oro-génitaux mais aussi par auto-contamination. Un bouton d’herpès présent sur les lèvres peut aisément contaminer les doigts, lesquels pourront transmettre le virus à d’autres zones du corps, comme les yeux par exemple.
« Herpès du visage : Visages de l’herpès, en parler c’est déjà agir ! »
La JNH 2007 met l’accent sur l’herpès du visage et ses différentes formes. Selon l’étude Instant, 7 millions de personnes en France sont concernées par cette pathologie ; elle provoque des réactions émotionnelles fortes constituant un réel « handicap » au plan social, familial et humain dans la « vie » des personnes qui en souffrent. Sur les 7 millions de personnes affectées en France par le virus (HSV-1) de l’herpès du visage, 1 million souffrent de crises qui reviennent fréquemment (tous les 2 mois) mais seulement la moitié d’entre elles (53%) consultent. Pourtant il existe des solutions permettant une prévention de la transmission du virus - que ce soit à soi-même ou aux autres - et des prises en charge optimales. En parler à son médecin, c’est ainsi déjà agir !
L’herpès du visage entraîne une altération de la qualité de vie au plan social et affectif, avec chez certains un retentissement psychologique, en partie du à la récurrence des poussées qui caractérise cette maladie. Les risques de transmission du virus HSV (Herpes Simplex Virus) sont très élevés, non seulement d’une personne à l’autre, mais aussi par auto contamination. Comme les risques liés à la transmission sont largement méconnus du grand public, il importe de diffuser les bons comportements et les gestes de prévention à adopter pour aider à vivre mieux, à mieux supporter le regard de l’autre et surtout à limiter les risques de propagation du virus sur un trop grand nombre de visages.
Les différents modes de contamination
Selon l’étude Opinion Way* réalisée pour la JNH en 2006 sur le comportement des couples récents face à l’herpès, seulement 22 % des couples interviewés (548 personnes) retiennent comme mode de transmission du virus de l’Herpès un baiser sur la joue (vs 96% pour les rapports sexuels) ! La multiplicité des formes d’herpès comme de ses modes de transmission sont donc encore visiblement trop méconnus.
Le virus de l’herpès se multiplie d’abord à l’endroit de son premier contact avec le corps, puis gagne un ganglion nerveux où il reste inactif. Régulièrement le virus se réactive et réapparaît là où a eu lieu la première infection pour donner ce qu’on appelle une « crise » ou une « poussée » d’herpès. Pendant les poussées d’herpès, la contagion est maximale.
Il est important de savoir qu’entre deux poussées, il existe une sécrétion du virus sans symptômes qui rend contaminantes certaines personnes porteuses du virus. Ce phénomène de sécrétion asymptomatique favorise la transmission du virus. Il 10 est d’autant plus important que la personne fait davantage de poussées.
Prévention des risques de contamination : conseils pratiques pour limiter la contamination
• Se laver les mains, régulièrement et soigneusement,
• Ne pas se frotter les yeux,
• Eviter de toucher ses lentilles de contacts sans précaution,
• Eviter d’humidifier ses lentilles de contacts avec la salive,
• Eviter d’embrasser, particulièrement lors des poussées, les personnes fragiles, comme les bébés et les femmes enceintes
• Eviter les rapports oro-génitaux, en particulier lors des poussées,
• Eviter de partager du linge et objets de toilette (gants, serviettes)
• Quand le nombre d’épisodes est trop fréquent, il est indispensable d’en parler à son médecin, qui saura apporter la solution la plus appropriée.
Des actions de sensibilisation et d’information seront organisées en différents points pour relayer ces messages et aller au-devant du grand public.
Pour en savoir plus : www.herpes.asso.fr
- Source : dossier de presse Herpès Asso.
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