Maladie de Parkinson : de nouveaux espoirs !
C'est paradoxal mais pourtant cela semble être une piste sérieuse de traitement : selon des recherches menées par une équipe CNRS / Universités Bordeaux 1 et 2, la maladie de Parkinson viendrait d'une accélération du signal nerveux cérébral.
Santé » Maladies » Maladie de Parkinson : de nouveaux espoirs !
|
|
Publié le 11 juillet 2008

La maladie de Parkinson fait depuis longtemps l'objet d'études tous azimuts pour remédier à la lente dégradations des neurones dopaminergiques et aux blocages moteurs que cela engendre chez les malades. Ces neurones fournissent de la dopamine, un neurotransmetteur dont le travail est de permettre aux neurones de communiquer entre eux dans le cerveau en transmettant un signal électrique. La dopamine transmets ses signaux à un réseau de neurones appelés « ganglions de la base », directement impliqués dans le contrôle des mouvements. Lorsque les neurones dopaminergiques se dégradent, les informations ne sont plus transmises correctement et les symptômes moteurs (tremblements, blocages...) apparaissent.
Jusqu'à maintenant, les recherches ont permis de localiser les effets de la maladie de Parkinson (dysfonctionnement de la zone cérébrale appelée « substance noire compacte ») mais les causes de ce dysfonctionnement restent mal connues.
Des recherches étonnantes mais fructueuses
Une équipe de chercheurs CNRS/Universités Bordeaux 1 et 2 a mis au jour dernièrement une cause assez paradoxale de la maladie de Parkinson. Les expériences ont été menées sur des rats à l'aide d'une technique électrophysiologique appelée « enregistrements multicanaux multiélectrodes ». Cette technique permet d'enregistrer simultanément dans plusieurs structures du cerveau, avec plusieurs électrodes l'activité électrique du cerveau, à travers les ganglions de la base. Le but est bien évidemment de suivre le signal éléctrophysiologique transmis depuis le cortex où se situe la fameuse « substance noire compacte » jusque dans tout le réseau neuronal. Contre toutes attentes connaissant les symptômes de ralentissement des patients, les chercheurs ont découvert que la transmission du signal électrique est significativement plus rapide chez les animaux atteints de la maladie de Parkinson que chez les animaux sains. Ce résultat paradoxal s'il en est ouvre des espoirs pour la mise au point de nouveaux traitements visant à ralentir le signal nerveux cérébral. Les travaux de l'équipe de recherche Bordelaise ont été publiés le 10 juillet dans la revue Journal of neurophysiology. Actuellement, la maladie de Parkinson touche 4 millions de personnes dans le monde.
- Source : communiqué de presse CNRS
|
|
|
Les articles pipelette.com dès leur parution, souscrivez à notre flux RSS ![]() |
Prochainement, inscrivez vous à notre newsletter pour recevoir tout pipelette.com directement dans votre boite aux lettres
|

