Alimentation équilibrée = moins de risques de cancers
Toutes les études médicales le prouvent : en adoptant un régime alimentaire équilibré, les risques de cancers sont sensiblement diminués.
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L’effet protecteur des fruits et des légumes est aujourd’hui reconnu par tous les comités d’experts. Pour la plupart des localisations cancéreuses, les sujets dont les apports en fruits et légumes sont les plus faibles ont un risque de cancer 1,5 à 2 fois plus élevé que ceux ayant les niveaux d’apports les plus élevés (WCRF / AICR, 1997). Cet effet protecteur pourrait s’expliquer par l’action de plusieurs composants des fruits et légumes (fibres, vitamines, notamment ceux ayant une activité antioxydante). Un effet protecteur a également été retrouvé pour les aliments d’origine végétale riches en amidon et protéines. Par contre il semble que la consommation de produits et de sucres raffinés soit associée à une augmentation du risque. Un risque plus faible est également retrouvé lorsque la consommation de viandes rouges contribue à moins de 10% de l’apport énergétique total (soit moins de 80 g/j). L’utilisation de méthodes de cuisson utilisant des traitements thermiques drastiques (ex. barbecue, grillades) est associée à un risque plus élevé.
La consommation d’alcool au-delà de 5% de l’apport énergétique total chez l’homme et de 2,5% chez la femme augmente le risque de cancer.
Manger mieux et bouger plus
Des niveaux élevés en activité physique auraient un effet globalement protecteur sur l’ensemble des cancers (WCRF/AICR, 1997). On a notamment montré un effet protecteur important de l’activité physique sur le cancer du côlon. Cette réduction est de l’ordre de 60 % lorsqu’on compare des sujets ayant une activité physique importante par rapport à des individus sédentaires. L’effet protecteur de l’activité physique est moins notable pour le cancer rectal (HCSP, 1999).
La majorité des études cas-témoins et des études prospectives ont trouvé qu’un accroissement du poids corporel augmentait le risque de cancer du sein chez des femmes post-ménopausées. Un effet protecteur de l’activité physique a également été trouvée chez les femmes de plus de 50 ans (Breslow et al., 2001). Une observation solide fait enfin état d’une association entre le poids corporel et le cancer de l’endomètre dont le risque est augmenté d’un facteur de deux à trois chez les femmes obèses comparées à des femmes de poids normal, et ceci, à la fois avant et après la ménopause.
Le cancer en chiffres
Les tumeurs malignes représentent la première cause de mortalité chez l’homme, (29% de l’ensemble des décès) et la seconde chez la femme (23 % des décès) (HCSP, 1998). Le nombre de nouveaux cas est estimé à 240 000 par an.
La probabilité d’avoir un cancer au cours de sa vie est évaluée à 46,9 % pour les hommes (près d’un homme sur deux) et à 36,6 % pour les femmes (plus d’une femme sur trois).
Parmi les différentes localisations, chez les hommes c’est le cancer du poumon qui est la première cause de décès par cancer, celui de la prostate est la seconde cause. La mortalité liée aux cancers des voies aéro-digestives tels que le cancer de l’estomac diminue depuis la fin des années 70. La mortalité par cancer colorectal est, quant à elle, relativement stable.
Chez les femmes, c’est le cancer du sein qui est à la fois le cancer le plus fréquent et la première cause de mortalité par cancer devant le cancer colorectal. La mortalité par cancer de l’estomac et de l’utérus est en forte diminution depuis 1950 ; en revanche, celle liée aux cancers du poumon a augmenté depuis 1990.
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