L’ostéoporose : la hantise des femmes ménopausées
Après la ménopause, le risque de décalcification des os s'accélère. C'est l'ostéoporose ! Pour diminuer les risques et garder des os solides, quelques conseils.
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L’ostéoporose est une affection multifactorielle à l’origine d’une fragilité osseuse exposant les patients à un risque de fractures vertébrales et périphériques (incidence de 2 à 3 /1000 pour les fractures du col fémoral, 3 à 4 /1000 pour celles de l’avant-bras, 0,7 à 0,8 /1000 pour les fractures humérales). Etre une femme constitue un facteur de risque. En effet, 7 femmes pour 1 homme sont touchées par l’ostéoporose. Au total 2 à 2,8 millions de femmes seraient atteintes d’ostéoporose : 10% des femmes à 50 ans, 20% à 60 ans et 40% à 75 ans. Parmi 100 femmes qui atteignent aujourd’hui l’âge de la ménopause, 17 à 19 présenteront avant la fin de leur vie une fracture par fragilité de l’extrémité du col du fémur.
Une alimentation équilibrée
Les deux nutriments les plus importants pour la santé osseuse sont le calcium et la vitamine D. La ration calcique joue un rôle important dans l’étio-pathogénie de l’ostéoporose et des fractures (en particulier les fractures périphériques du sujet âgé). La vitamine D intervient par deux mécanismes sur l’état osseux : d’une part, une carence sévère et prolongée conduit à une ostéomalacie. D’autre part, une insuffisance vitaminique D induit un hyperparathyroïdisme secondaire conduisant à une fragilité osseuse accrue, en particulier au niveau de l’os cortical.
De nombreux travaux ont mis en évidence une optimisation de la densité minérale osseuse après supplémentation en calcium et/ou en vitamine D chez les enfants et les adolescents. Deux études contrôlées ont montré que des suppléments associant le calcium et la vitamine D ont permis de réduire la perte osseuse et la fréquence des fractures non vertébrales chez les personnes âgées vivant en institution ou à domicile.
Une activité physique quotidienne
Parmi les facteurs environnementaux, l’activité physique est un des éléments indispensables au maintien de l’intégrité du squelette ; elle permet d’augmenter la densité minérale osseuse et est, de ce fait, associée à une réduction des facteurs de risque de l’ostéoporose. Ainsi, l’activité physique peut être déterminante dans la prévention ou même la prise en charge de l’ostéoporose, diminuant le risque de fracture du col de fémur chez la femme dans une proportion allant jusqu’à 50 %.
Chez l’enfant et l’adolescent, des activités faisant intervenir les articulations portantes, comme marcher, danser ou faire de la course à pied, sont indispensables au développement osseux et elles peuvent contribuer à atténuer la perte osseuse. C’est aussi un moyen d’améliorer la force musculaire et l’équilibre et de réduire les risques de chute et donc de fracture.
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