Paris sportifs : fin de monopole pour la Française des jeux et le PMU
Face à tous les monopoles, Bruxelles sort les griffes. Le mercredi 27 juin, c'était au tour des paris sportifs surprotégés en France d'être en ligne de mire.
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En France, les paris sportifs sont maintenus d'une main de fer par la Française des Jeux et le PMU. Devant les protestations des opérateurs de paris sportifs en ligne, Bruxelles s'est penché sur le cas de la France. En octobre 2006 déjà, Bruxelles a signifié clairement à la France qu'elle devait faire évoluer les choses. Devant le peu de cas que ce coup de semonce a provoqué, mercredi 27 juin, l'Union Européenne a remis le couvert et émis cette fois un '"avis motivé" contre la France concernant le monopole sur les paris sportifs. Dans le jargon administratif européen, un « avis motivé » est la dernière étape d'un processus long de mises en garde avant une éventuelle saisine de la Cour européenne de Justice. Autrement dit, si la France ne bouge pas, elle sera considérée comme un vilain petit canard dans la cour européenne et devra payer des pénalités si elle s'entête à ne pas ouvrir les paris sportifs à la concurrence. La France n'est pas le seul pays dans le collimateur de Bruxelles sur ce sujet : la Suède elle aussi a été récemment épinglée pour avoir imposée des restrictions aux paris sportifs. Si elle ne réagit pas, elle sera elle aussi sous le coup d'un « avis motivé » prochainement. La Grèce n'en est pour l'instant qu'à son premier avertissement mais au train ou vont les choses, le gouvernement grec a tout intérêt à se pencher rapidement sur la question avant que Bruxelles ne hausse le ton.
Le commissaire au Marché intérieur, Charlie McCreevy est bien conscient que les paris sportifs doivent restés encadrés. Il a assuré à plusieurs reprises ne pas vouloir libéraliser ce marché. Mais entre laisser les choses en l'état et adapté un peu le secteur des jeux pour permettre aux monopoles de laisser un peu de place pour l'arrivée de nouveaux entrants, il y a une marge que l'Europe semble bien décidé à combler. L'exécutif européen a donné deux mois à la France et à la Suède pour modifier leur législation sous peine d'être déférées devant la plus haute juridiction communautaire.
Bruxelles a aussi donné deux mois à la Grèce pour faire amende honorable avant que la procédure n'aille plus loin. Une affaire à suivre donc.
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