Des activités et des attitudes à adopter pour aider l’enfant timide
Analyser le comportement de l’enfant timide, notamment lors des situations au cours desquelles sa timidité se manifeste est primordial. En d’autres termes, il s’agit de mieux appréhender la nature de la timidité de l’enfant afin de l’aider à la surmonter. En plus de ces connaissances, les parents doivent adopter certaines attitudes pour aider leur enfant. Dans cette perspective, de nouvelles activités et autres attitudes peuvent être initiées pour le pousser à s’affirmer.
Aider l’enfant timide à s’affirmer
L’enfant timide éprouve une peur lorsqu’il doit s’exprimer ou est confronté à une situation sociale. Il faut donc l’aider à dominer toute crainte, à rehausser son estime de soi, sa confiance en lui-même. Pour ce faire, il convient d’encourager l’enfant et le féliciter surtout lorsqu’il entreprend des efforts ou adopte des comportements plus sociables. Cela le valorisera et l’aidera à s’affirmer davantage. Les parents doivent ainsi communiquer davantage avec leur progéniture, être à l’écoute en lui demandant ce qu’il éprouve. Ce geste attentionné et ces échanges d’idées entre les parents et l’enfant aident ce dernier à être ouvert avec les autres. Les parents peuvent, dans cette même perspective, encourager l’enfant à participer à des activités spécifiques.
Activités spécifiques contre la timidité
L’enfant timide doit entreprendre des activités qui peuvent le valoriser, lui redonner plus d’assurance et de confiance en ce qui concerne sa propre personne et ses compétences et ses parents doivent le soutenir. S’il bégaie lors des situations sociales, il pourra maîtriser son souffle si les parents l’initient à l’apprentissage d’un instrument à vent. Si la peur de parler en classe le paralyse, les parents pourraient l’encourager à réciter ses poèmes en présence de la famille. Le sentiment d’infériorité qu’il ressent peut être progressivement dominé à travers la pratique d’un sport individuel qui lui permet d’évaluer ses compétences. Les sports de groupe peuvent l’aider à échanger davantage avec les autres et à résoudre ses problèmes relationnels. Aussi, la timidité peut être le résultat d’une souffrance. Plus l’enfant s’adonnera à des ateliers de dessin, plus il évacuera à travers ses dessins sa peur, sa souffrance, les émotions qui le paralysent. Mieux encore, il se sentira plus à l’aise et sans crainte face aux autres. Toutes ces activités peuvent aider l’enfant à vaincre sa timidité, contrairement à certaines attitudes qu’il faut proscrire.
Les attitudes à éviter dans le but d’aider un enfant timide
Certaines attitudes vont à l’encontre des objectifs recherchés pour ceux qui veulent aider l’enfant timide. Elles ne peuvent qu’installer l’enfant dans une extrême timidité. Il faut donc les éviter en sachant que certaines formes d’étiquetage, de brutalité ou de protection exagérée sont à proscrire lorsqu’il s’agit d’aider un enfant timide.
Éviter d’étiqueter la timidité de l’enfant
Étiqueter la timidité d’un enfant c’est affirmer à tous ses interlocuteurs, en public ou avec certains amis, qu’il est timide. Cet étiquetage encourage malheureusement l’enfant à se comporter selon cette étiquette de timidité. Une telle attitude est frustrante pour l’enfant et ne fait que l’éloigner davantage de toute relation avec les autres. Il va donc se replier encore plus sur lui-même et éviter, avec des prétextes injustifiés, certaines situations sociales. Il se comportera continuellement selon cette étiquette. ’’Il est timide’’ ’’mon enfant est trop timide, il est incapable de ?’’ sont donc des propos à bannir dans le langage de ceux qui veulent aider l’enfant timide au même titre que certaines formes de brutalité ou de surprotection.
Éviter certaines formes de brutalité et de surprotection
Il ne faut jamais forcer un enfant à aller vers les autres ou l’obliger à entreprendre certaines activités susceptibles de l’aider à surmonter la timidité. Les réprimandes ou toute forme de violence verbale ou non verbale sont à proscrire. Toutes ces actions de force ne peuvent qu’engendrer un climat de peur qui ne ferait que terrifier l’enfant et l’installer dans une attitude de repli sur soi-même. Au contraire, on doit l’encourager avec calme, douceur et beaucoup de patience en utilisant beaucoup de tact et de bienveillance, pour l’inciter à faire les premiers pas pour aborder les autres. Il s’agit d’instaurer un climat rassurant et paisible qui lui permet d’acquérir plus d’autonomie sans toutefois le confiner dans un cadre qui lui permet d’éviter les autres et certaines activités. Cette attitude trop protectrice est à éviter. Il ne faut pas non plus, d’une manière ou d’une autre, aider l’enfant à fuir les situations qu’il craint. Les attitudes parentales, qui ont pour but d’éviter à l’enfant tout contact avec les autres, apportent des résultats négatifs, elles le rendent plus craintif. Par ailleurs, elles ne permettent pas de renforcer la confiance en soi et l’estime de soi d’un enfant. Du coup, elles n’aident pas l’enfant à vaincre ses sentiments d’infériorité et sa timidité.

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