Besoin de qualifications et de bagages
Le travail dans le social et l’humanitaire constitue une opportunité importante pour de nombreuses personnes car il ouvre beaucoup de portes. Entre autres, l’intégration dans des organismes à vocation internationale tels l’Organisation des Nations Unies, ou tout simplement pour acquérir de l’expérience dans divers domaines sociaux. Il faut dire que les postes à pourvoir ne manquent pas.
Des niveaux de formations spécifiques requis
Travailler dans une ONG exige des diplômes de spécialisation allant du Bac +4 au Bac +5. En dehors du domaine social, la tendance des profils actuellement recherchés touche les domaines de l’Ingéniorat, l’assistance médicale, le développement (notamment rural et dans le domaine de la conservation), l’administration ou encore l’architecture et les bâtiments. Choisissez surtout des formations en travail social, en action humanitaire, ou dans le domaine du développement en général qui proposent, après cursus, des placements en entreprise. Avoir des formations complémentaires dans le domaine étudié est aussi vivement conseillé. Pour parfaire votre cursus, les connaissances en langues étrangères sont tout aussi indispensables comme la maîtrise de deux langues étrangères en dehors de l’anglais.
Une expérience professionnelle probante
Les procédures de sélection et de recrutement en ONG sont souvent sévères devant la multitude de postulants. A part le critère de motivation, les ONG considèrent en priorité les personnes avec expériences. Souvent gages de professionnalisme, les tâches demandées nécessitent la maîtrise d’un métier précis, une certaine ouverture d’esprit et des capacités d’adaptation. Si vous avez déjà un travail et que vous désirez postuler dans une ONG, il est possible de faire une demande de disponibilité pour un congé solidaire. Légitime et non rémunéré durant une période maximale de 6 mois, il est souhaitable pour vous de trouver d’abord une mission pour justifier votre absence en entreprise. Il permet en outre d’accéder aux indemnités Assedic.
Les démarches à suivre
Une fois que vous disposez du niveau de formation et des expériences professionnelles requis, l’étape suivante consiste à trouver l’ONG qui convient le mieux à vos aptitudes. Cependant, avant de s’engager, il faut comprendre que travailler dans une ONG, c’est avant tout oeuvrer dans l’amélioration du quotidien des plus défavorisés.
Trouver l’ONG qui convient le mieux à son profil
Cette étape nécessite de se poser les bonnes questions, à savoir, quelles causes touchent le plus le candidat, dans quel type de projet il souhaite adhérer, etc. Le mieux serait de choisir une ONG agréée, par exemple dans un pays en voie de développement où les candidatures qualifiées sont très demandées. Les secteurs d’interventions dépendent du pays et de sa situation. Il est donc nécessaire de définir au préalable votre statut avant de postuler.
- En tant que bénévole : pour un contrat de courte durée sans indemnisations, ponctuel et occasionnel.
- En tant que volontaire : pour de longues missions à temps pleins, proposant des contrats avec hébergement et indemnisations.
- En tant que salarié : cas d’une mission solidaire à l’étranger.
Comment postuler dans une ONG
Il s’avère utile de soigner avant tout sa lettre de motivation, considérée comme premier critère d’évaluation du candidat. Il est nécessaire d’y détailler sa réelle motivation, ses objectifs ainsi que la preuve d’une bonne connaissance du rôle de l’ONG à intégrer. Différents moyens s’offrent alors au candidat.
- La candidature spontanée. Via les sites web spécialisés dans le domaine, tels les associations de bénévoles et de volontaires.
- Les espaces de recrutement proposant des missions pour salariés solidaires.
- Les opportunités de stages dans des projets de développement
- La présentation de projets en ligne qui proposent par exemple des solutions destinées à résoudre les problématiques dans un pays en voie de développement.
- Les systèmes de donations, très prisés par les ONG et permettent de prouver la réelle motivation du candidat dans la cause qu’il soutient.
Les réalités d’un travail dans une ONG
Une fois recrutés, les travailleurs dans le domaine humanitaire et social doivent se préparer mentalement avant chaque départ en mission, car les réalités du terrain sont parfois difficiles. En plus de la rémunération, les missions apportent de nombreux avantages comme les indemnisations et les assurances. Ils incluent aussi parfois les remboursements des frais de transport et d’hébergements. Par ailleurs, on ne peut ignorer l’expérience enrichissante permettant de réaliser ses propres valeurs et d’améliorer son parcours. Néanmoins, l’inconvénient dans ce type de travail est le fait d’être en permanence confronté à la dureté de la vie avec comme décors la misère, les conflits et la pauvreté. Or les rémunérations sont souvent modestes et les possibilités d’évolution sont rares. Le plus dur est surtout la réintégration à la vie normale où les volontaires ont souvent du mal à retrouver leurs marques.

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