La cotisation de référence
Les assureurs ne sont tenus d’aucune législation particulière dans le calcul des assurances auto qu’ils proposent. Ils font alors appel à diverses statistiques pour fixer leurs tarifs tout en prenant aussi certains critères pouvant être qualifiés de standards.
Le véhicule
Les principaux éléments de calcul du tarif d’une assurance auto reposent sur le véhicule lui-même. Généralement, les assureurs classifient les véhicules sous différents groupes allant de 0 à 19. La puissance de l’auto détermine alors son groupe et la valeur de la prime d’assurance évolue suivant ce critère. Ainsi, plus une voiture est puissante, plus elle présente des risques d’accident et plus la prime est chère. Les véhicules sont aussi réparties sous diverses classes allant de A à X selon leur valeur à l’état neuf, mais aussi selon leur marque. Celles qui présentent plus de risques de vols sont frappées d’une prime plus importante.
L’usage du véhicule
Dans le calcul du tarif d’une assurance auto, les assureurs ne manquent pas non plus de relever les détails relatifs à l’utilisation du véhicule. Ainsi, une voiture utilisée à titre privé bénéficie d’une prime moins coûteuse que celle d’une même voiture utilisée à des fins professionnelles. De même, une auto susceptible d’être employée par de nombreuses personnes va avoir une prime plus élevée qu’une autre qui ne sera conduite que par l’assuré et son conjoint.
La zone géographique
La zone de validité de la police d’assurance constitue aussi un élément essentiel dans le calcul de la prime d’une voiture. En effet, certains assureurs estiment que certaines régions présentent plus de risques que d’autres et font évoluer leurs offres selon ce paramètre.
Les majorations liées au conducteur
Ces majorations dépendent des estimations de chaque compagnie et il est toujours préférable de comparer les offres. Citons entre autres le cas de certains assureurs qui appliquent une majoration par rapport à la couleur du véhicule.
Le profil du conducteur
Une majoration est appliquée par tous les assureurs pour toute police souscrite par un conducteur ayant un permis de conduire de moins de trois ans. Chaque assureur peut appliquer le taux qu’il désire sur la valeur de la cotisation de référence sans toutefois dépasser les 100%. Cette valeur diminue chaque année puisqu’à la seconde année, elle est réduite à 50%. Elle est à 25% pour la troisième année pour être enfin supprimée les années suivantes si le conducteur n’a pas été responsable d’un accident. Les mêmes majorations sont aussi appliquées pour tout conducteur n’ayant pas été assuré personnellement au cours des trois dernières années précédant sa souscription. Par contre, les nouveaux titulaires de permis qui optent pour une conduite accompagnée vont bénéficier directement d’une majoration de 50% dès la première année. Ce taux va ensuite être réduit de moitié d’année en année si le conducteur n’est à l’origine d’aucun accident.
Les antécédents du conducteur
Pour évaluer les risques que présente un client, les assureurs n’hésitent pas à décortiquer ses antécédents. Considérés comme étant des risques aggravés, les comportements antérieurs des conducteurs font l’objet de diverses majorations dont les valeurs dépendent des assureurs sans que ces derniers puissent pourtant dépasser certains seuils :
- un accident en état d’ébriété équivaut à une majoration pouvant aller jusqu’à 150%
- un accident ou une infraction ayant entraîné une suspension de 2 à 6 mois équivaut à une majoration allant jusqu’à 50%
- un accident ou une infraction ayant entraîné une suspension de plus de 6 mois entraîne une majoration allant jusqu’à 100%
- un accident ou une infraction ayant entraîné une annulation ou des suspensions fréquentes de plus de 2 mois au cours des 14 mois précédant l’échéance de son dernier contrat d’assurance est sanctionné d’une majoration allant jusqu’à 200%
- un délit de fuite équivaut à une majoration pouvant aller jusqu’à 100%.
Toutes ces majorations peuvent cumuler mais le taux maximum applicable est de 400% et il ne peut être imposé au-delà de deux ans.
Le bonus/malus
Le système de bonus/malus est un système de gratification ou de sanction appliqué selon les antécédents des conducteurs. Il se traduit par un coefficient multiplicateur qui peut fortement influencer la valeur finale de la prime.
Le bonus
Au départ, un conducteur dont la responsabilité n’a été engagée dans aucun accident bénéficie d’un coefficient 1. Si l’année d’après il n’y a encore rien à lui reprocher, son coefficient va être réduit de 5% et ainsi de suite pour les années suivantes s’il demeure toujours irréprochable.
Le malus
Le principe du malus est similaire à celui du bonus. La différence réside sur le fait qu’à chaque accident le coefficient est majoré de 25%.

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